Voyage au cœur de la surcharge informationnelle

Un téléphone Android dans une publicité

Mashable a publié récemment cette vidéo. On y voit deux journalistes décortiquer un système permettant d’afficher des tweets en temps réel dans un journal papier.

Si l’idée des communicants est intéressante et étonnante, la réalisation m’impressionne au plus au point. En effet, c’est un téléphone Android complet et fonctionnel (fabriqué par la célèbre Foxconn) qui sert à afficher la publicité. Pour l’actualisation des tweets, l’accès au réseau est permis par une carte SIM.

Outre le fait que cela en dise long sur le coup de production des smartphones, c’est un nouveau pas qui est franchit dans l’omniprésence du Web dans notre vie courante. Le rapport que notre société entretien avec l’instantané et la réactivité fait penser que des initiatives similaires peuvent se multiplier à l’avenir. Et si c’est le cas, les smartphones ne seront pas longtemps réduits à de simples afficheurs. Nous avons déjà ici une publicité embarquant un processeur, une caméra, une puce gps et un accès réseau. Je n’ose imaginer les possibilités.

Selon Cisco, depuis 2008, il y a déjà plus d’objets connectés que d’êtres humains sur Terre. Et d’ici à 2020, plus de 50 milliards d’objets auront accès au Réseau des réseaux. J’avoue que quand j’ai lu cette étude pour la première fois, je n’imaginais pas que les magazines puisse un jour être concernés par l’Internet des objets… Ou du moins pas aussi rapidement…

Si le retour en matière de buzz va sans doute être à la hauteur des attentes, l’impact environnemental d’une telle publicité doit être absolument catastrophique. À l’heure de la prise de conscience écologique et sociale des entreprises, une initiative comme celle-ci me semble aller à complet contre-sens.

Laisser une réponse