Voyage au cœur de la surcharge informationnelle

Hitler et la fermeture de Google Reader

Hitler et la fermeture de Google Reader

Je dois avouer que ma réaction n’était pas si loin de celle présentée dans la vidéo. Je n’arrive pas à comprendre le positionnement de Google sur la fermeture de Reader. Ou plutôt, si, je comprends bien. Et cette décision est le reflet de ce qu’est devenue le web en cette deuxième décennie du 21ème siècle : un agglomérat d’espaces fermés, dans lesquels on essaye de faire le plus d’argent possible. Chaque acteur essayant de contrôler leurs utilisateurs en rendant les passerelles inopérantes. Google, Facebook, Apple, Microsoft, Twitter, même le fournisseur d’accès Free… Tous veulent devenir des portails, des domaines clos contenant tout ce qu’ils jugent nécessaires à leurs utilisateurs, se fichant éperdument de leurs droits, de leurs libertés et de leurs intérêts.

En regardant le web aujourd’hui, la nausée est forte. Surtout lorsqu’on se rappelle de la philosophie à l’origine de la chose.

Seule note positive : mon premier fournisseur d’accès Internet était AOL. Et lui aussi était rentré dans une logique de portail avec son fabuleux navigateur/client mail/client chat/anti-spam/anti-virus qui rendait ses utilisateurs prisonniers. Qui se souvient encore de cette société aux pratiques abjectes ?

Vivement la chute des géants, car en ce qui me concerne, le web est en deuil.

edit : pour aller plus loin, je ne peux que vous conseiller la lecture du billet d’affordance : Tarir le flux et verrouiller le code. Web is Dead.

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